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Selon Pablo Rodriguez, du Parti Libéral du Canada, il faut investir dans la culture pour forger une société créative

27 octobre 2009

Montréal (Québec) Canada

Investir dans la culture pour forger une société créative

Mardi dernier, Michael Ignatieff était à Montréal afin de rencontrer les acteurs des arts de la scène, de l'industrie de la télévision, du film et de la vidéo, ainsi que les intervenants des musées québécois. Organisées dans la foulée de la tournée culturelle que j’ai amorcé en janvier dernier, ces rencontres visaient à prendre le pouls de la communauté culturelle afin d’identifier les priorités politiques de nos créateurs et de leurs diffuseurs.

Michael Ignatieff a profité de cette journée consacrée à la culture pour annoncer trois engagements fermes en la matière. Premièrement, un gouvernement libéral doublera le budget du Conseil des arts du Canada, le faisant passer de 180 millions de dollars à 360 millions de dollars par année. Cette augmentation significative fait écho aux souhaits formulés par les nombreux intervenants de la communauté artistique que j’ai rencontrés, à travers le pays, depuis janvier dernier. Le constat est unanime: le Conseil des arts du Canada est considéré comme un organisme crédible, où les projets sont jugés par des comités de pairs, ce qui assure la légitimité des décisions et leur entière indépendance quant à toute interférence politique.

Notre chef s'est aussi engagé à assurer un financement stable et prévisible de Radio-Canada/CBC, ce qui lui permettra de planifier à long terme afin de continuer à offrir une programmation unique de qualité, conforme à son mandat de société d’État.

Michael Ignatieff a enfin promis de rétablir et de bonifier les programmes culturels coupés par les Conservateurs, particulièrement ceux destinés au développement de marchés internationaux et à des initiatives de diplomatie culturelle (comme le faisaient les défunts programmes PromArt et Routes commerciales), les rencontres de mardi dernier ayant été particulièrement utiles pour clarifier les besoins à cet égard.

Les Conservateurs de Stephen Harper mènent actuellement une « opération charme » en matière de culture, et tentent de réparer les pots cassés à coup d’annonces improvisées et non coordonnées. Ne nous laissons pas leurrer par le chant des sirènes – où, devrions-nous dire, par celui de Stephen Harper lui-même. N’oublions pas que, derrière la stratégie de relations publiques des Conservateurs se cache une vision selon laquelle la culture doit être au service de l’idéologie conservatrice.

Rappelons-nous le projet de loi C-10, qui prévoyait censurer les productions cinématographiques dont le contenu était contraire à « l’ordre public », en leur refusant des subventions. Rappelons-nous les coupes sauvages et non justifiées de 45 millions dans les programmes culturels qui ont terni l’image du Canada à l’international, en obligeant nos meilleures compagnies et troupes à annuler des tournées à l’étranger, ou à être réduites, comme ce fut le cas pour les Grands Ballets Canadiens, à quêter des fonds auprès de l’entreprise privé pour honorer leurs engagements. Rappelons-nous comment les Conservateurs se sont montrés impitoyables en refusant d’aider Radio-Canada à traverser une situation économique difficile qui s’est traduite par la mise à pied de 800 employés.

Ne soyons pas dupes de la stratégie de Stephen Harper, le même qui traitait, il y a moins d’un an, les artistes de riches enfants gâtés. Nous savons que ses gestes actuels ne visent qu’à regagner des votes, et ne sont nullement animés d’un intérêt quelconque pour la culture.

Michael Ignatieff, c’est tout le contraire de Stephen Harper en matière de culture. Faut-il le rappeler? Le chef du Parti libéral du Canada a lui-même été, pendant 18 ans, auteur, scénariste et documentariste. Il a vécu la vie d’artiste, avec les toutes les incertitudes financières que cela comporte. Il a vu avec fierté comment nos artistes s’illustraient sur la scène internationale, et comment ils contribuaient à faire du Québec et du Canada un modèle d’inventivité. Enfin, à la différence de Stephen Harper, Michael Ignatieff croit fondamentalement que la culture, c’est un investissement dans l’économie de demain, où ce sont les sociétés les plus créatives qui parviendront à s’illustrer et à remporter la course de la compétitivité.

Pablo Rodriguez
Député d’Honoré-Mercier
Porte-parole du Patrimoine canadien
Parti libéral du Canada

 

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